"Hors la loi" est dans les clous : le dernier film de Rachid Bouchareb ne constitue pas une contrefaçon

Farid Afiri et Philippe Roques,  co-auteurs d’un scénario intitulé « Sparring partners » prétendaient que le film Hors la loi de Rachid Bouchareb contrefaisait leur scénari. Ils réclamaient 750.000 euros chacun, ainsi que l'interdiction du film.

 

La 3ème chambre du Tribunal de grande instance de Paris les a déboutés. Selon elle, le visionnage du film et la lecture du scénario Sparring Partners « suffi(sen)t à comprendre qu'il s'agit de deux histoires extrêmement différentes, couvrant des périodes distinctes et n'ayant pas le même thème ».

 

Ainsi, écrivent les magistrats, le long-métrage « a une dimension historique voire pédagogique (...) et a pour sujet l'implication des Algériens vivant en France dans la guerre d'indépendance à travers trois frères qui campent les différentes attitudes des Algériens », alors que le scénario Sparring Partners « ne relate que l'histoire de deux frères ennemis ayant une même passion pour la boxe et dont l'amitié faillit être broyée par l'Histoire ». « L'un a une visée universelle et l'autre est limité au sort de deux individus. Ainsi, de ce seul fait, il apparaît qu'il n'existe aucune similitude entre les deux oeuvres ni dans leur sujet, ni dans leur traitement, ni dans leur construction ».

 

Pour le tribunal, « les deux seuls points de contact entre les deux oeuvres sont la passion d'un des trois frères du film Hors la loi pour la boxe et la guerre d'Algérie comme élément déclencheur de situations ». Or, la boxe « est un sujet que tout auteur peut traiter de façon fort différente et elle a été un facteur d'ascension sociale prisé dans ces années-là avec des exemples comme Marcel Cerdan ».


Julie Mialhe

22/11/2010

 

 

 

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau