Séraphine devant les juges pour contrefaçon

 

Après avoir suscité le plus vif intérêt tout à la fois chez un doctorant en histoire de l'art, un réalisateur et une multitude de lecteurs et de spectateurs, voilà que le cas de Séraphine doit désormais être examiné par les magistrats du Tribunal de grande instance de Paris.

 

Née en 1864 et décédée en 1942, Séraphine Louis dite Séraphine de Senlis mena une existence tout à fait singulière. Orpheline dès son plus jeune âge, elle fut tour à tour bergère puis domestique. C'est alors qu'elle commença à s'adonner à la peinture de façon parfaitement autodidacte, créant elle-même ses couleurs et constituant une oeuvre dépourvue de toute filiation académique et relevant ainsi de l'art dit naïf.

 

Alain Vircondelet consacra à la peintre sa thèse qu'il soutint en 1984. Deux ans plus tard, son travail donna lieu à une biographie publiée aux éditions Albin Michel et rééditée en 2008.

 

Se fut ensuite au tour de Martin Provost de s'intéresser à la vie de Séraphine. Il en découla un film sorti en 2008 et qui rafla un grand nombre de récompenses.

 

L'histoire de Séraphine et de l'art ne s'arrête cependant pas là. Aujourd'hui, ce sont les juges parisiens qui sont appelés à se prononcer sur l'existence d'une contrefaçon alléguée par Alain Vircondelet equel poursuit le scénariste et le producteur du film et demande 600.000 € de dommages et intérêts (cf. l'interview de Vicondelet au JDD).

 

«Il y a quelques phrases regrettables», concède le conseil de TS Productions, Me Yves-Henri Nédélec, "mais ce n'est pas une contrefaçon de l'œuvre, car le traitement n'a rien à voir»

 

Verdict à venir...

 

 Julie Mialhe

18/10/2010

 


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